Tourisme

Réserve naturelle de la Bassée

La Réserve naturelle nationale de la Bassée (RNN)

Située à 90 km au sud-est de Paris, la réserve naturelle de la Bassée correspond à une partie de la vallée de la Seine, vaste zone humide reconnue d’importance nationale pour son patrimoine naturel exceptionnel.
Véritable écrin de verdure de 854 hectares, la réserve naturelle de la Bassée est la plus grande d’Île-de-France.

Historique & fonctionnement

La réserve naturelle nationale de la Bassée a été créée le 21 octobre 2002. Son territoire s’étend sur sept communes seine-et-marnaises (Everly, Gouaix, Grisy sur Seine, Jaulnes, Les Ormes sur Voulzie, Mouy sur Seine et Noyen sur Seine). 

En 2003, l’Etat confie la gestion de cet espace protégé à l'A.G.RE.NA.BA. (Association de gestion de la Réserve Naturelle de la Bassée). Cette association est composée d’élus et d’anciens élus municipaux des 7 communes concernées par son territoire, elle est présidée depuis l’origine par M. PETIT Jean-Pierre, ancien maire d'EVERLY. 

 Au quotidien, ce sont 6 agents aux spécialités différentes et complémentaires qui ont pour mission de :

  • Protéger la faune et la flore en apprenant à mieux la connaitre, en suivant les populations animales et végétales, en faisant respecter la règlementation
  • Gérer les milieux naturels pour qu’ils restent favorables à l’accueil de la biodiversité en choisissant d’agir ou de ne pas agir
  • Faire découvrir à toutes et à tous le patrimoine naturel qu’elle abrite.

 

Patrimoine naturel

Entre terre et eau, la Réserve naturelle de la Bassée offre une multitude de milieux naturels remarquables, dans lesquels beaucoup d’espèces rares et menacées y trouvent refuge. C’est la variabilité et l’imbrication de ces différents milieux qui font toute l’originalité de ce site ainsi que sa grande richesse, avec près de 600 espèces végétales et 650 espèces animales.
La réserve est principalement constituée d'une vaste forêt alluviale qui a assez souvent « les pieds dans l'eau », notamment aux moments des crues. Elle est essentiellement composée de chênes et de frênes, mais cette forêt abrite aussi des espèces particulières et typiques des forêts humides comme l’Orme lisse, ou une liane protégée au niveau national : la Vigne sauvage, ancêtre de la Vigne cultivée.

 

 

Les mares, les plans d'eau et les noues (petits cours d’eau) recèlent de nombreuses espèces de libellules ou d'amphibiens tels que la Rainette verte, grenouille capable de s'agripper à la végétation à
l'aide de petites ventouses. Les roselières sont, comme leur nom l’indique, essentiellement composées
de roseaux mais accueillent une grande diversité d’espèces animales et végétales comme la Renoncule
grande douve (qui ressemble à un gros bouton d’or), la Rousserolle turdoïde ou encore le Blongios nain
(espèces d’oiseaux typiques de ces milieux).

On trouve également des prairies, vestiges d'anciennes activités pastorales, sur lesquelles on découvre
des populations de Violette élevée, une espèce menacée en Ile-de-France. On trouve également dans
la réserve des pelouses sèches, qui abritent de nombreuses orchidées mais aussi diverses espèces de
criquets ou de sauterelles. En effet, au cours de son histoire, la Seine et ses différents tracés ont
transporté du sable qui s'est déposé par endroits et forme aujourd'hui des buttes appelées "montilles",
composées d’alluvions. L'eau s'infiltre facilement dans ces sols sableux, ce qui fait de ces pelouses et
de certaines jachères agricoles des milieux secs particuliers, présentant de forts enjeux au niveau de la
faune et la flore.

Ces milieux, dits « ouverts », sont autant que possible gérés par pâturage, notamment à l’aide de troupeaux de bœufs Highland (espèce rustique et habituée à vivre en zone humide originaire d’Ecosse) mais aussi de moutons ou de chevaux. Chaque espèce ayant des préférences alimentaires, elles se complètent en général plutôt bien !

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