Aujourd’hui, les déplacements des personnes sur le territoire Bassée-Montois sont fortement marqués par l’empreinte de la voiture individuelle. Selon les données de l’INSEE, plus de 92% des foyers du territoire possèdent au moins une voiture et 77% des trajets domicile-travail se font en voiture. De plus, le secteur du transport, dont font partie les déplacements en voiture, représente 21% des émissions des gaz à effet de serre en Bassée-Montois soit le 3e secteur le plus polluant.
En parallèle de ce constat, cette importance de l’automobile dans le quotidien des habitants s’explique aussi par des alternatives encore limitées.
Si la Communauté de communes et les communes travaillent à l’amélioration de ces alternatives, il existe une autre alternative qui pourrait limiter son impact en prenant en compte le contexte important de l’automobile : le covoiturage.
Le covoiturage consiste notamment à combiner les trajets de plusieurs personnes en un véhicule dès lors que ces personnes ont des départs et arrivées à proximité. Cette pratique a été développée dans le but d’être une alternative concrète de mobilité et de limiter la voiture solo. Le covoiturage donne par ailleurs la possibilité aux personnes non-motorisées de se déplacer, de limiter les coûts automobiles mais aussi de réduire le nombre de véhicule sur les routes et donc les émissions de CO².
Le covoiturage se pose comme une alternative pertinente et une pratique vertueuse. Pour autant, même si cette pratique existe déjà, avec entre 260 et 480 trajets de covoiturage mensuels en 2024 vers, dans et depuis le territoire, elle est encore dans ces balbutiements et mérite d’être développée par la constitution d’un véritable réseau.