Commune

La Tombe

La Tombe
Charmant petit village chargé d'histoire, construit sur la rive gauche de la Seine autour de son église Saint Laurent du XIIème.
La Tombe, dont l'origine du nom en latin désigne "la butte", est la porte d'entrée ouest de la Communauté de communes de la Bassée.
A voir : la ferme de la Folie, route de Gravon, d'époque médiévale.

Tél : 01 64 31 33 50

Fax : 01 64 31 27 98

Site internet

Courriel

Horaires : Vendredi : 15h-19h

 

 

Maire : Marc CHAUVIN

Adjoints : Sylvie FERET, Virginie VOLLEREAU et Florence RONDEAU

Gentilé : Tombier

Population : 222 habitants

Son histoire...

De 58 à 51 avant Jésus-Christ, La Gaule fût conquise par Jules César. Les voies romaines facilitèrent les déplacements des légionnaires, des chars et des cavaliers, mais elles ne servaient guère au transport des marchandises. Celui-ci s’effectuait
par les cours d’eau.
Durant l’empire, les navigateurs baptisèrent le village « Tumba » (du latin, signifiant butte). Cette butte était un repère pour eux : l’arrivée au confluent était proche !
Vers 772, l’abbesse de Faremoutiers fit de Tumba son fief. Tumba devint alors Latombe, en un seul mot. les villageois étaient appelés les latombais.
Ce n’est qu’au XXème siècle que le village pris le nom de La Tombe. Et aujourd’hui, les habitants portent le nom des tombières et tombiers.

Son patrimoine ...

L'Eglise Saint-Laurent

Bâtie au XIIe siècle, l’église fut restaurée en 1862 étant donné son état dégradé qui menaçait la sécurité publique. Elle conserve alors le tympan du portail et une statuette en bois de Saint-Nicolas, patron des mariniers. Insérées dans le pavage de la nef, 2 dalles portent les épitaphes du chevalier Christophe de Boissy, décédé en 1652 et du Sieur Dufour, curé de 1763 à 1781.

Avec son tympan

Son sculpteur reste anonyme. Il date du moyen-âge et représente un arbre en forme de croix au milieu duquel
une main désignant le chiffre 3 offrirait le pardon.

Sa statuette de Saint-Nicolas

Patron des mariniers, il fut longtemps vénéré dans l’église de La Tombe. Il y était représenté par une statuette en bois, datée du XIIe siècle.
Orphelin, Nicolas (en grec, « victoire du peuple ») connut la prison parce qu’il était chrétien. Devenu évêque de Myre, sa ville natale (en Turquie), il y mourût, très populaire, en l’an 325. En 1087, son corps fût transféré à Bari (port d’Italie). Les marins qui assurèrent le transport de sa dépouille échappèrent miraculeusement à un naufrage et lui attribuèrent ce prodige. Aussi, Nicolas fut-il considéré comme le protecteur des enfants et des navigateurs.

Et son chemin de croix

Les panneaux de ce chemin de croix sont réalisés par Claude Schurr, artiste alsacien qui, au lendemain de la seconde guerre mondiale, confie sa souffrance à Dieu. Les soldats bottés et ceinturés, au costume brun, sont ceux des sections d’assaut d’Hitler qui précèdent les SS défilant dans les rues de Paris. Le Héraut jubile au son de la trompette funèbre.
L’habit de deuil des martyrs de la guerre lui répond. Simon de Cyrène soutint la croix du sauveur qui est vêtu de blanc en promesse de la résurrection.

Les façades en damiers


Grace à la Seine et la Voulzie, les maçons de la région bénéficiaient de matériaux et savoir-faire issus d’autres contrées. Ils ont ainsi construit des
murs très résistants à base de pisé (mélange de glaise de Provins, de sable et de cailloux) et de belles pierres de Bourgogne taillées en
parpaing ; tout ceci disposé tel un damier.

Les corniches

Quant aux belles corniches, elles étaient réalisées avec des briques ordinaires posées en pointe et alignées en arête.

Les bornes

Une borne représentée par une énorme pierre est érigée depuis environ 1793 à la limite entre Gravon et La Tombe. Du côté de Gravon se présente un « G » et du côté de La Tombe, un « L ».
D’autres bornes ont été trouvées dans des terrains du village. Nous supposons que dessus sont gravées les initiales des propriétaires de l’époque.

Une arche remplie d'histoire


Un écu est sculpté sur un mur d’enceinte du village dans un arc de cercle. Nous ignorons à qui appartiennent ces armoiries. De sang royal ou filles de la haute noblesse, les abbesses de Faremoutiers héritaient du blason de leur famille. Mais, en dix siècles, elles furent une cinquantaine
promues « Dames de la Tombe ».